Les « petits » maux de grossesse…

Vous êtes enceinte ? Vous allez recevoir toutes les félicitations possibles, les commentaires habituels « tu vas  voir c’est merveilleux ! », « le plus beau moment de ta vie »,  etc… et c’est vrai qu’il s’agit d’un moment à part dans la vie d’une femme, un moment magique, puisque le miracle de la nature fait qu’en vous, va se développer, à partir de quasiment rien, un être à part entière, et c’est grâce à vous, uniquement, qu’il va pouvoir se développer, se nourrir, évoluer et bien sûr naître !  Fantastique !

Cela c’est pour le beau côté des choses…

Il y en a un cependant moins rigolo, c’est la réalité journalière d’une grossesse.  Si certaines grossesses se déroulent très bien, d’autres ne sont pas si agréables à vivre, et on est bien contente quand le bébé naît …

On nous présente toujours la grossesse comme ce moment de bonheur, mais on tait très souvent les aléas que la femme peut rencontrer, comme s’il s’agissait d’un sujet tabou… hormis les bien connues nausées, pas grand chose n’est dit à ce sujet.  Dommage car il serait intéressant d’informer les futures mamans des diverses douleurs qui les attendent, afin qu’elles ne se demandent pas ce qui leur arrive, et si c’est normal… Passons donc en revue quelques unes de ces « réjouissances » !

Comme on l’a dit, les nausées, voire avec vomissements (plus rares cependant) sont assez courantes, et non pas seulement en début de grossesse mais parfois même pendant toute la durée de celle-ci !! Vous avez l’estomac qui tourne, envie de ne rien manger, dégoût pour certains aliments…  Dans ce cas-là, il est recommandé de manger ce que vous savez, et de fractionner vos repas en 4 ou 5, afin de manger de plus petites quantités à la fois.

Moins connu, les douleurs que vous allez ressentir au niveau de vos parties intimes, comme si on vous écartelait… cool ! C’est en fait le cas, sous l’effet des hormones, votre bassin commence à s’écarter en vue du passage du bébé, et tous vos ligaments s’étirent également petit à petit.  Cela donne des douleurs qui peuvent être très vives par moment, et pas vraiment agréables…

Les maux de tête peuvent aussi être plus courants, avec aussi une très grande fatigue à laquelle vous avez du mal à résister, même en vous reposant plus.

Votre poitrine change également, et cela dès le début de la grossesse : elle gonfle, se modifie et peut être douloureuse.  Vers la fin des 9 mois, vous pouvez déjà être victime de petits écoulements… bien gênants parfois !

Votre humeur va connaître des hauts et des bas… vous pouvez vous retrouver à pleurer pour n’importe quoi, ne plus avoir envie de rien, etc… c’est encore dû aux hormones de grossesse.

Vos jambes vont être soumises à rudes épreuves, surtout si vous souffrez déjà de varices, les jambes lourdes sont un véritable fléau, aggravé par le surplus de poids de la grossesse…

Autre problème plus délicat : les petites fuites d’urine ! Le poids du bébé  appuie sur le périnée et au moindre effort ou même rire, c’est la fuite… Le mieux est de renforcer son périnée avant la grossesse par de simples exercices (contractions et relâchement, c’est un ensemble de muscles, donc il faut les faire travailler tout simplement)

Dans le même style, la constipation peut devenir un réel problème, et les laxatifs sont à proscrire… l’idéal est de boire de l’eau d’Hépar, et de manger des figues…

Les crampes sont également de la partie, et parfois très  violentes, surtout au niveau des mollets et des pieds.  Elles sont dues à un manque de magnésium, et là aussi l’Hépar est très utile…

D’autres douleurs et désagréments existent encore bien entendu, il ne s’agit pas  ici d’une liste exhaustive et un « petit livre pratique »  sera bientôt disponible à ce sujet, avec plus de détails et les solutions qui marchent le mieux. Il s’agissait ici d’un premier tour d’horizon des problèmes que la femme peut rencontrer durant les 9 mois de grossesse, certaines plus que d’autres, et ceux-ci variant également d’une grossesse à une autre… mais au final, c’est sûr que lorsque l’on tient son bébé dans les bras, on oublie bien vite tout cela !

Allaiter son enfant, plus qu’un cadeau…

Evidemment maintenant on a le choix, alors que dans le temps la question ne se posait même pas… et on n’aurait sans doute même pas oser la poser !

Le mode de vie actuel, le progrès, ont fait qu’il est à présent possible de déléguer cette tâche via le biberon, qui non seulement peut être préparé en toute sécurité apparente, mais peut également, et c’est là son grand avantage, être donné par quelqu’un d’autre que la maman.

On n’a encore rien trouvé de mieux que la nature, on ne sait pas encore tout de l’être humain, et voilà que l’on décide que l’on peut dispenser la maman de cette action… ben voyons ! Alors évidemment, on va dire que c’est un progrès pour la femme, la fameuse « émancipation féminine », que c’est un moyen pour responsabiliser un peu le papa aussi, de le faire participer… oui, si on veut…

N’empêche que si Dame Nature a prévu que cela ait lieu de cette façon, c’est qu’il doit y avoir une raison, non ? Sauf cas exceptionnels où la maman est dans l’impossibilité d’allaiter, une fois l’accouchement réalisé, l’enfant se retrouve dans un monde totalement inconnu, loin du corps bienveillant de sa maman, et il apprécie certainement bien plus de retrouver ce corps par l’intermédiaire du sein maternel que de voir se mettre un bout de tétine en bouche… non ?? Il y a donc tout l’aspect du lien avec la maman, qui, quoi qu’on veuille en dire sera toujours différent du lien avec le papa (dont le rôle, tout aussi important pour l’enfant, est d’une autre nature). Allaiter son enfant le rendra plus calme, plus sûr de lui, plus lié à sa mère.

Il y a ensuite l’aspect santé :

  • un enfant nourri au sein aura beaucoup moins de risque d’être allergique (tiens ne se demande-t-on pas pourquoi tant d’enfants présentent des allergies à toutes sortes de produits ? en plus de l’évidence de la pollution, n’en serait-ce pas un autre facteur de cause ?)
  • il sera immunisé par le lait maternel, et sera donc plus résistant aux infections de toute sorte.
  • vu que le goût du lait maternel varie en fonction de l’alimentation de la maman, bébé sera déjà un vrai gourmet… et admettra plus volontiers de manger de tout quand il grandira.
  • La poudre de lait est proposée dans des boîtes… en aluminium ! Or on vient de découvrir (ou du moins de diffuser l’info) qu’il y a beaucoup trop de trace d’aluminium dans ces laits en poudre, donc risques non négligeables pour la san de bébé !
  • La succion au sein permet à l’enfant de se muscler la bouche et de mieux développer son palais et ses gencives, ce qu’il ne sait pas faire avec une tétine, la meilleure soit-elle.

Outre les avantages pour les enfants, il y en a aussi pour la mère :

  • Garder le contact avec son bébé et ne pas en être séparé brutalement après 9 mois de vie commune
  • contrairement à ce qu’on croit, cela permet de retrouver une plus belle poitrine
  • Cela permet aussi au corps de se remettre au mieux de sa grossesse.
  • et plus pragmatique, c’est économique et très pratique car toujours à disposition, à la bonne température et gratis…

On pense également parfois aussi qu’allaiter fait mal à la maman, est une contrainte pour elle . Un allaitement bien mené est plus source d’épanouissement que de contraintes, mais cela dépend d’une femme à l’autre évidemment. Si vous avez la peau sensible, cela risque de provoquer des douleurs à la longue, mais il existe des solutions. D’autre part, il est très important d’avoir une bonne position en allaitant, qui est d’ailleurs expliquée à la maternité ou sur les sites traitant de l’allaitement.

En conclusion, je dirai que, même pour une femme active, il est très important d’allaiter son enfant, au moins durant son congé de maternité, et si possible encore après au moins soir et matin, afin de lui donner toutes les chances d’avoir un avenir serein, avec une bonne santé dès le départ. Pensons que cet enfant n’a pas demandé à venir au monde, en général maintenant il s’agit très souvent d’un choix délibéré des parents, alors mettons nos revendications féministes de côté au moins durant cette période si importante pour notre petit bout’chou, et profitons pleinement du bonheur de nourrir soi-même son enfant, tendre proximité qui sera bien vite passée !!