Rilatine ? Non ! Votre enfant ne souffre pas du TDA/H… juste d’un manque d’attention…

L’autre jour, une émission télévisée parlait de ce sujet, malheureusement de plus en plus à la mode : les enfants à qui l’on fait prendre ce médicament, la Rilatine, car ils souffriraient de « Troubles Déficitaires de l’Attention avec ou sans hyperactivité ».

Certains enfants présentent certainement ce type de pathologie, et doivent effectivement être soignés grâce à des médicaments, c’est un fait.

Cependant, quand on voit l’explosion du nombre de cas, on reste perplexe… plus de 35.000 enfants atteints de ce trouble en Belgique ?? contre 10.000 il y a à peine quelques années… quelle en est la cause ?

L’enquête des journalistes montraient clairement l’ingérence de l’industrie pharmaceutique dans ce domaine, qui crée de soi-disant nouveaux troubles, pouvant être attribué au plus grand nombre de personnes,  et l’on ne peut que tirer la sonnette d’alarme pour ne pas que nous, parents, nous tombions dans ce piège (ah ces gros sous qui dirigent le monde au détriment des êtres qui le peuplent !)

En réalité, il s’agit juste d’enfants qui ont du mal à se concentrer (à qui n’est-ce pas déjà arrivé ?), qui sont un peu trop « remuants », ou au contraire trop lunatiques… bref, ils n’entrent pas dans le « moule » actuel de ce qu’on attend actuellement d’un enfant « normal »  – mais qu’est-ce dont qu’un enfant normal ?

Ce médicament, ou plutôt cette drogue, permet de se concentrer (du moins tant qu’il fait de l’effet !) et améliore de ce fait les performances scolaires des enfants (ah tous les supers étudiants en perspective ! dans ce monde où tout doit être parfait …).  C’est donc un phénomène de mode plus qu’un réel besoin. De plus, attention ! il y a aussi des effets secondaires : perte d’appétit, d’intérêt, dépression, suicides, migraines, etc…

Une autre piste pour ces enfants, est d’avoir recourt aux services d’un neuro-psychologue, qui leur fait effectuer  des séances d’exercices pour leur apprendre… à se concentrer.   Le hic, c’est que ces séances ne sont pas remboursées alors que la Rilatine ne revient qu’à environ 1€… vous avez compris le problème n’est-ce pas ??

Quand on observe de plus près ces séances chez le psy, que fait-il en fait ? C’est tout simple : il joue avec l’enfant.  Oui, il JOUE et que vous vient-il à l’esprit alors ? Quels sont les enfants qui jouent encore de nos jours ? Pas avec des playstations ou autres, mais des jeux de société, des jouets, tout simples ? Quels parents prennent encore le temps de faire jouer leurs enfants ?  et de jouer avec eux ? N’avons-nous pas plutôt tendance à les laisser devant la TV, où ils sont certes bien calmes et absorbés mais totalement passifs ? Comment dès lors pourraient-ils développer leur attention devant tous ces écrans ? alors qu’un simple jeu de cartes à mémoriser leur ferait tellement de bien ?

Il faut se rendre à l’évidence, la société actuelle :

  • crée des troubles qui n’existaient pas avant, car ils sont dus à notre mode de vie actuelle.
  • veut tout soigner avec des médicaments :
  • un manque de vitamines, et hop on prend des vitamines en pilules au lieu de manger un fruit.
  • Un deuil ou une difficulté de la vie, et hop on prend des antidépresseurs au lieu de faire du sport, de parler, de se distraire, etc..
  • un enfant trop remuant, et hop on le calme à coup de médicaments pour qu’il soit docile, au lieu de lui parler et d’analyser la cause  de cette agitation (climat familial par exemple)

On rapportait dans le reportage une phrase d’un enfant qui me semble très juste : « les parents font tout quand un enfant est petit pour lui apprendre à marcher et à parler, et quand il y est arrivé, ils lui disent « reste tranquille et tais-toi » »  Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ???

En conclusion, je conseillerais à tout parent d’éviter absolument toute médication spontanée chez l’enfant, et d’essayer d’abord de modifier ses habitudes, en le faisant plus jouer, faire du sport, parler de tout et de rien, l’aider et se faire aider par des psychologues, ne fut-ce que quelques séances pendant lesquelles vous pourriez voir ce que vous pouvez faire pour aider votre enfant.  Ne nous laissons pas endormir par tout ce que l’on cherche à nous imposer, l’air de rien… pour l’avenir de nos enfants…