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EDUCATION, PARENTALITE

Découverte du livre de Céline Alvarez “Les lois naturelles de l’enfant” – 1

J’avais déjà entendu parler de Céline Alvarez, et je voulais absolument lire un de ses livres.  J’avoue que je ne suis pas déçue !

Il me semble donc urgent de vous livrer, au fil de ma lecture, tous ses enseignements, basés sur ses expériences et études.

L’auteure part d’un constat alarmant : en France, 4 écoliers sur 10, soit tout de même 300.000 élèves, sortent du CM2 avec de graves lacunes : plus de 100.000 d’entre eux n’ont pas la maîtrise des compétences de base en lecture, écriture et calcul ! C’est donc très mal partis pour la suite de leur scolarité.

Pour C. Alvarez, c’est dû au système éducatif qui s’appuie plus (et même essentiellement) sur des traditions plutôt que sur l’épanouissement et sur les mécanismes naturels de l’apprentissage humain. L’environnement scolaire offert ainsi que les méthodes d’apprentissages sont ainsi inadaptés à leur façon naturelle de fonctionner. Ce qui provoque la démotivation des élèves et l’épuisement des professeurs !

Comment faire alors ?

Les enfants ayant besoin d’une vie sociale variée, il serait préférable de ne pas les regrouper par classe d’âge, mais au contraire de mélanger les petits et les grands, chacun apprenant de l’autre, créant de l’entraide, de la fraternité et une solide émulation positive, plutôt que l’esprit de compétition que l’on connaît actuellement.

Ensuite, l’environnement dans lequel évolue les enfants est très important : il faut permettre aux enfants d’être autonome, en plaçant le matériel à leur hauteur, en leur proposant un endroit pour réaliser leurs expériences, des tapis, etc..

Dans l’expérience qu’elle a menée dans une classe de maternelle d’une zone défavorisée, C. Alvarez avait mis à disposition des enfants, de 3 et 4 ans, du matériel didactique élaboré par le Dr Montessori. Les élèves étaient libres de l’utiliser seuls ou en groupe, d’échanger entre eux, tout au long de la journée et autant de fois qu’ils le désiraient. Un temps de regroupement étaient par ailleurs organisé chaque jour. Pour les récréations, elles avaient lieu quand les enfants en avaient besoin et autant de fois que nécessaire.

De plus, l’accent était mis sur une grande exigence concernant le niveau de langage utilisé en classe. C’est l’enseignant, ou à la maison le parent, qui doit d’abord veiller à utiliser un langage riche, correct, précis et adapté. Alors il peut inciter l’enfant à en faire de même.  L’auteure relève d’ailleurs que les enfants raffolent des mots savants et élaborés (dites par exemple “un poulain”, et non “le bébé du cheval”)

Elle veillait également à son comportement. Comme elle cherchait à instaurer un environnement calme et posé, elle se devait de montrer l’exemple : elle se déplaçait avec calme et parlait à voix basse. Si un enfant criait, inutile de crier plus fort que lui (c’aurait été augmenter la tension en classe et montrer le comportement que l’on voulait éviter !). Elle s’approchait calmement de l’enfant, sans précipitation, et lui rappelait avec une voix posée et apaisante qu’il devait parler un peu moins fort.

Il faut en effet se rappeler que les enfants apprennent en observant leur environnement : nos gestes, nos paroles, nos comportements, tout, absolument tout,  est analysé par l’enfant et intégré. Son cerveau fera ensuite un tri et ne gardera que les expériences les plus fréquentes. Mais attention, il ne regarde pas la qualité de ce qu’il supprime ou conserve, mais juste la fréquence, sans aucun sens critique.  Il peut donc très bien garder des comportements négatifs, inadaptés, si ce sont eux qui lui sont le plus souvent montrés…

L’expérience de C. ALvarez dans cette classe a duré 3 ans. Dès la 1ère année, les enfants avaient progressé plus vite que la norme, ils avaient rattrapés pour certains plusieurs mois de retard ! Leurs parents avaient constaté de grands changements au niveau autonomie, calme, autodiscipline et bienveillance. Ils regardaient moins la télévision et étaient avides de savoir, de lecture,…

Les 2 années suivantes confirmèrent cette tendance.  Les enfants allaient à l’école avec plaisir, étaient épanouis et faisaient des progrès fulgurants, preuve que cette façon de procéder était la bonne !

Pour avoir une idée en image, regardez la vidéo !

Je continue ma lecture, et vous livre la suite très bientôt …