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Livre Céline Alvarez "Les lois naturelles de l'enfant"

Découverte du livre de Céline Alvarez “Les lois naturelles de l’enfant” 6

By 10 juin 2018 No Comments

Dans ce 6ème épisode nous continuons notre découverte des lois naturelles de l’apprentissage décrites par Céline Alvarez dans son excellent livre “Les lois naturelles de l’enfant” :

 

 

–         L’importance de l’erreur dans les lois naturelles de l’apprentissage

 

Les chercheurs sont formels, l’erreur est une des lois naturelles de l’apprentissage. Or, bien souvent, elle est perçue comme une faute, et nous cherchons à l’éviter. Cet évitement freine considérablement le processus d’apprentissage.

Au contraire, l’erreur devrait être neutre : il s’agit simplement d’un retour d’information qui indique qu’une prédiction doit être réajustée.

Notre système éducatif traditionnel a tendance à faire exactement ce qu’il faut pour que l’être humain n’apprenne pas. Il impose des activités aux enfants qui ne les motivent pas, et lorsque les enfants font l’effort de s’y engager, leurs inévitables erreurs sont jugées. Ce jugement paralyse la prise de risque et bloque ni plus ni moins le mécanisme naturel d’apprentissage.

 

–         La motivation endogène

 

Pour apprendre, il nous faut être intéressés par l’activité dans laquelle nous nous engageons afin que notre mémoire s’active de manière optimale et que nous ressentions un élan porteur qui nous mènera très vite très loin !

Une motivation endogène signifie que cette motivation doit provenir de nous-mêmes pour être réellement efficace !

Or, les enfants se passionnent pour leur culture et divers sujets (de mathématiques, d’histoires ou autres)  lorsque ceux-ci leur sont proposés d’une manière vivante et concrète.

 

–         La richesse du monde réel

 

Les études montrent qu’un environnement s’apparentant à un milieu naturel, c’est à dire offrant des interactions sociales variées, une activité physique normale et des sollicitations cognitives différentes, réouvre la plasticité et nous rend ainsi  notre capacité d’apprentissage. Il ne faut donc pas couper nos enfants du monde, de sa réalité et de ses richesses. Il s’agit de lui proposer un environnement naturel, vivant et dynamique au sein duquel il peut vivre sa culture, participer aux activités quotidiennes, avoir des échanges et des interactions variés avec des personnes d’âges différents du sien, jouer dehors, observer et étudier la nature qui l’entoure tout en satisfaisant ses passions personnelles et son besoin d’activité physique quotidienne.

Nous serons surpris de les voir rapidement laisser de côté leurs jouets qui les distraient souvent de leur tâche principale : étudier le monde réel auquel il viennent de naître, le comprendre et en devenir spécialistes.

Il est démontré que les enfants qui jouent dans la nature présentent des capacités motrices accrues, notamment en équilibre, coordination et agilité. 

Les enfants actuels cherchent comme ils le peuvent à se nourrir avec ce qui leur tombe sous la main. Et cela nous agace. “Il touche à tout !”, “il parle tout le temps”, nous plaignons-nous. “Ils font des bêtises ! “ Les enfants qui bravent les interdictions font preuve d’une grande force de vie : leur intelligence insatisfaite ne se résigne pas et cherche à se nourrir envers et contre tout. Contre nous, s’il le faut !

 

–         Renouer avec la nature

 

Une des lois naturelles de l’apprentissage est le fait de leur permettre de se reconnecter à la nature. Cela peut paraître évident, mais ils passent tant de temps enfermés entre 4 murs, qu’ils sont capables d’identifier plus d’un millier de logos d’entreprise, mais moins de 10 plantes originaires de leur région ! 

A l’heure actuelle, il est indispensable que les enfants puissent grandir en comprenant les grandes lois de notre planète, pour que, une fois adultes, ils sachent vivre en utilisant ses ressources naturelles de manière respectueuse et durable.

Un enfant de 7 ans devrait déjà savoir faire pousser des radis, des pommes de terre ou des tomates, les ramasser à maturité, et les préparer ensuite pour les manger et s’en régaler. Commençons donc par renaturaliser et vivifier les cours d’école !

De plus, le cerveau humain ne peut pas comprendre ce qu’il ne vit pas. Aucune description, aucune image ne peut remplacer la leçon sensorielle, grandiose et vivante offerte par la nature. C’est cela aussi les lois naturelles de l’apprentissage !

Sans oublier que de nombreuses études indiquent très clairement que le contact avec la nature calme, galvanise, revivifie les esprits, alcalinise les organismes acidifiés par les stress sociaux ou environnementaux. Elle développe aussi les capacités motrices, cognitives, stabilise l’humeur, régule les émotions négatives et favorise même le développement de la créativité.

 

–         Un environnement riche, mais pas surchargé

Ce qui fera réellement la richesse de l’environnement pour l’enfant, ce n’est pas la quantité, mais la qualité des activités qu’il propose.

En effet, la sur-stimulation surcharge les neurones d’information et provoque un grand stress chez l’enfant. Exit donc, les jouets de toutes les couleurs qui sonnent de toutes parts et possèdent dix textures différentes. Adieu écrans, dessins animés au débit d’images rapides, tablettes et télévision. Ne nous étonnons pas ensuite de les voir pousser des cris, et de ne plus se satisfaire de rien. Leurs cerveaux sont habitués à la sur-stimulation, et leur attention a beaucoup de difficulté à se focaliser.

Un étude montre ainsi que les salles de classe trop décorées sont sources de distraction chez les jeunes enfants, trop stimulés visuellement, ils ont plus de difficultés à se concentrer. Il faut donc trouver un équilibre entre trop- plein et absence de décorations !

Nos enfants ont également trop d’affaires, trop de choix, reçoivent trop d’informations et subissent des vies trop rapides, ce qui participerait à détraquer leur système attentionnel.

Lors d’une expérience, on a simplifié la vie d’enfants souffrant d’un trouble du déficit de l’attention en modifiant leur environnement ! Moins de jouets, moins d’activités extrascolaires, moins d’écrans, plus de jeux libres, moins d’activités dirigées par un adulte, plus de nature et de temps de rêverie.

En seulement 4 mois, les troubles de l’attention ont disparu chez 68% des enfants. Leurs aptitudes scolaires et cognitives ont également augmenté de 37%.  Ces effets positifs ne sont pas même observés avec la Rilatine, qui a pour objectif de calmer les enfants.

 

Mais ce n’est pas encore suffisant pour l’apprentissage du jeune enfant ! Dans le prochain article, nous continuerons à observer les autres paramètres fondamentaux de l’apprentissage… à bientôt !