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Livre Céline Alvarez "Les lois naturelles de l'enfant"

Découverte du livre de Céline Alvarez “Les lois naturelles de l’enfant” 7

By 26 juin 2018 No Comments

Qu’est-ce qui est vraiment important pour qu’un enfant apprenne correctement ?

Nous allons examiner dans ce 7ème épisode dédié au livre de Céline Alvarez « Les lois naturelles de l’enfant », les dernières lois de l’apprentissage naturel de l’enfant.

 

–         Prendre le temps de ne rien faire et de rêvasser

 

Ne rien faire ne signifie pas que le cerveau est à l’arrêt. Il continue à être actif sous un mode « par défaut » durant lequel il rejoue, analyse et déduit des éléments à partir de nos expériences passées. Le cerveau en profite pour mettre de l’ordre et ces temps de repos sont donc très importants et nécessaires pour l’enfant. Il est de ce fait primordial de respecter ces moments de repos, d’observation, qui sont très bénéfiques.

 

–         L’importance du sommeil

 

Les dernières recherches ont démontré que c’est pendant son sommeil que le cerveau de l’enfant fait le tri, réorganise et ne garde que certaines connexions neuronales.
Ainsi, les enfants qui manifestent le besoin de dormir doivent pouvoir le faire : leur cerveau réclame ce temps de repos pour enregistrer et consolider les nouvelles informations encodées au cours de la journée.
Lorsque nos jeunes enfants commencent à « piquer du nez », c’est qu’ils ne peuvent plus faire entrer davantage d’informations dans leur boîte crânienne et qu’un temps de repos est nécessaire pour laisser leur cerveau faire un peu de place.
Il est intéressant de noter que les enfants présentant des troubles de l’apprentissage et de l’attention peuvent atteindre les mêmes performances d’apprentissage que les autres simplement en augmentant la qualité de leur sommeil !
Une hygiène aussi simple que se coucher tôt sans avoir été au préalable exposé à des écrans peut ainsi permettre aux enfants de surmonter des difficultés d’attention et d’entrée dans les apprentissages.

 

–    L’enfant retient ce qui fait sens

 

Le cerveau filtre ce qu’il consolide : il laisse de côté ce qui ne fait pas sens pour lui. Par exemple, si on fait mémoriser à un enfant une suite de mouvements de doigts sur un piano, sans attirer son attention sur la mélodie, son cerveau ne retient pas cette séquence motrice car elle lui semble inutile. Par contre, il retient la séquence motrice si on attention a été mobilisée sur la mélodie qu’elle produisait.

 

–    L’importance du jeu libre

 

Il est aujourd’hui très clair que le jeu libre entre enfants – se rouler par terre, courir ensemble, chahuter,… – favorise le bon développement cérébral.
Il est donc fondamental de proposer un espace où les enfants puissent avoir ces temps de jeux libres lorsqu’ils le souhaitent, sans aucune directive de l’adulte.

 

–    La toxicité du stress

 

Chez le jeune enfant, lorsqu’il est soumis à une angoisse, à un stress ou à une émotion négative forte, son cerveau déclenche rapidement la sécrétion d’hormones du stress, mais il ne peut pas prendre de recul, se contrôler, analyser la situation ni la dédramatiser. Contrairement à un adulte, il est incapable de se calmer seul. C’est ce que l’on appelle des tempêtes émotionnelles, et dans ce cas, ce stess devient toxique. En effet, le cortisol libéré en grande quantité attaque directement le cerveau de l’enfant en détruisant des neurones au sein de structures cérébrales très importantes. L’hippocampe, zone de la mémoire, est l’une des premières régions affectées. Ensuite, c’est le cortex préfrontal, qui nous permet de raisonner, prendre du recul, nous contrôler, qui est touché.
Le stress répété et/ou prolongé de l’enfant altère ainsi gravement son câblage cérébral encore immature.
Ainsi, prendre l’habitude de laisser un bébé ou un enfant pleurer lorsqu’il est en proie à des émotions de forte intensité, sous prétexte de lui apprendre à se calmer seul, est donc une très grande erreur : en agissant de la sorte, nous obtiendrons le contraire.
Certains enfants vont finir par se taire, mais il s’agit là d’une manière de préserver sa santé. Il se coupera instinctivement de ses émotions et aura probablement de grandes difficultés à y avoir accès à l’âge adulte.

Il est de ce fait indispensable de ne pas soumettre l’enfant à des jugements négatifs ou à des paroles humiliantes : la violence verbale, les insultes, les humiliations génèrent un stress qui abîme jusqu’aux connexions impliquées dans les réseaux du langage.

Comment aider son enfant en cas de stress ?
La première chose évidente à faire est de commencer par le rassure par notre présence aimante et à le consoler. Lorsque nous le prenons tout simplement dans nos bras, son cerveau sécrète une molécule extraordinaire, l’ocytocine, qui a l’immense avantage de stopper la sécrétion de cortisol. Cela interrompt le cercle vicieux du stress et déclenche un véritable cercle vertueux, générant du bien-être, du calme, plaisir et enthousiasme.
L’amour protège et galvanise nos structures cérébrales les plus fondamentales et les plus intimes.
Ensuite, il est fondamental d’aider l’enfant à nommer ce qu’il ressent afin qu’il puisse s’apaiser encore davantage. Nommer une émotion permet de calmer le cerveau en état d’alerte. En aidant ensuite l’enfant à analyser la situation et à prendre du recul, nous aidons son cortex préfrontal à se développer plus rapidement.
L’enfant sera de plus en plus à même de se calmer seul et aura de moins en moins besoin de notre aide.
Il faut donc leur apprendre à identifier leur émotion, l’exprimer et proposer une solution pour désamorcer le conflit.

 

La bienveillance

 

Le lien social positif entre les êtres, l’empathie, les comportements altruistes et généreux favorisent le développement de nouveaux neurones et augmentent les connexions synaptiques. Et ce, tant chez celui qui montre un tel comportement que chez celui qui le reçoit !
Vous souhaitez aider vos enfants à augmenter leurs capacités d’apprentissage ? Aimez-les. Tout simplement… Soyez chaleureux, aimants, empathiques, affectueux.
Il s’agit d’un véritable catalyseur d’épanouissement.

 

Et voilà, nous avons à présent fait le tour des différents paramètres fondamentaux de l’apprentissage… Si vous avez raté le début, allez lire les 2 articles précédents… à bientôt pour la suite du livre !

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